
Nous vous présentons trois photographes,
Sandrine Marc, Benoit Grimalt et Grégory Valton,
réunis autour du thème de « l’errance ».
Trois photographes s’exprimant avec des manières et des sensibilités
différentes, mais obsédés par la représentation du vide et du non-lieu.
Leurs photos dégagent une atmosphère qui n’est non pas propre à l’endroit
(la matière) photographié, mais à la sensibilité (l’interprétation) du regard.
Cela nous pose la question de savoir si la réalité est si intangible que ça ?
Alors commence à se construire autour de leurs sujets un autre voyage
autour duquel nous flirtons avec la fiction par des images subliminales
d‘un réel irréalisé. Et c‘est dans l‘instant où l‘on se dit parfois « je n‘y crois
pas » que l‘on se met à y croire.
On peut dire que leurs travaux sont des déviances dans lesquelles
se perdent leurs photographies et qu’importe le lieu photographié
pourvu que l’on s’y perde et que l’on s’y plonge. Roland Barthes
disait « qu’au fond la photographie est subversive, non lorsqu‘elle effraie,
révulse ou même stigmatise, mais lorsqu‘elle est pensive. »